Le GEMRCN actualise sa recommandation nutritionnelle

Le Groupe d’étude des marchés en restauration collective et de nutrition (GEMRCN) a sorti une nouvelle version, actualisée, de sa recommandation nutrition. Cette dernière mouture intègre les priorités du Programme national pour l’alimentation. Six fiches inédites de recommandations nutritionnelles thématiques viennent également compléter cette version. Voici ce qu’il faut retenir.

Le GEMRCN est né du constat inquiétant de la progression de l’obésité en France. Son  rôle consiste à rédiger des documents techniques du type guide ou recommandation, afin d’aider les acheteurs publics à élaborer leurs cahiers des charges et permettre la réalisation de repas équilibrés en restauration collective.

Les objectifs nutritionnels

C’est en s’appuyant sur des données de santé publique et dans le but d’améliorer la qualité des repas, que le GEMRCN a défini trois objectifs principaux :

  • Diminuer les apports de glucides simples ajoutés
  • Rééquilibrer la consommation de lipides
  • Parvenir à une meilleure adéquation des apports en fibres, en minéraux et en vitamines

Son ambition ne s’arrête pas là : il vise également l’augmentation des apports en vitamines par une plus grande consommation de fruits et de légumes. Il attire plus spécifiquement l’attention des professionnels de la restauration collective : les grossistes alimentaires, les fournisseurs alimentaires pour restaurants, etc., sur les besoins en apports protidiques des personnes âgées, notamment dans les structures de soins ou en cas de portage à domicile. Et pour les enfants de moins de 3 ans, il souligne la nécessité de contrôler les apports en protéines. De nouvelles recommandations concernant l’élaboration des menus de restauration collective, la fréquence de service des différents types de plats et la quantité des portions sont également détaillés.

La formation : une nécessité

Le GEMRCN souligne également l’importance de la formation des personnels intervenants dans le cadre de la restauration collective. Elle doit constituer un impératif pour toutes les collectivités publiques et les établissements qui doivent faire appel à des personnels qualifiés tels que les nutritionnistes et les diététiciens. Il précise aussi que l’accompagnement à la prise alimentaire, chez les plus jeunes comme chez les personnes âgées, doit être assuré avec régularité afin d’éviter tout risque de déséquilibre et de dénutrition.

Il ajoute enfin, qu’il est nécessaire de consacrer un budget suffisant à l’achat des denrées alimentaires afin d’assurer une qualité nutritionnelle et gustative aux repas !

Source : http://www.economie.gouv.fr/daj/recommandation-nutrition