Le point sur les infections nosocomiales

Les infections nosocomiales sont reconnues comme des problèmes majeurs de santé publique de par leur fréquence, leur coût, leur gravité. Le risque de contracter une infection à l’hôpital est de 7%.

Les infections nosocomiales sont les infections contractées dans un établissement de santé. Une infection est considérée nosocomiale si elle était absente au moment de l’admission du patient dans l’établissement de santé. Lorsque l’état infectieux du patient à l’admission est inconnu, l’infection est généralement considérée comme nosocomiale si elle apparaît après un délai d’au moins 48 heures d’hospitalisation ou un délai supérieur à la période d’incubation de l’infection.

Ces infections peuvent être directement liées aux soins dispensés au patient ou simplement survenir lors de l’hospitalisation, indépendamment de tout acte médical. Il existe plusieurs types d’infections nosocomiales relevant de modes de transmission différents :

-  Les infections d’origine « endogène » : le malade s’infecte avec ses propres micro-organismes, à la faveur d’un acte invasif et/ou en raison d’une fragilité particulière ;
-  Les infections d’origine « exogène » : les micro-organismes ont pour origine les autres malades (transmission croisée entre malades ou par les mains ou matériels des personnels), les personnels ou la contamination de l’environnement hospitalier (eau, air, équipements, alimentation..).

Quel que soit son mode de transmission, la survenue d’une infection nosocomiale est favorisée par la situation médicale du patient qui dépend de :

-  son âge et sa pathologie : sont particulièrement réceptifs les personnes âgées, les nouveaux-nés, les grands brûlés ;
-  certains traitements (antibiotiques qui déséquilibrent la flore bactérienne des patients) ;
-  la réalisation d’actes invasifs nécessaires au traitement du patient : sondage urinaire, pose d’un cathéter, ventilation artificielle ou intervention chirurgicale …

A l’origine de ces infections, on recense généralement 2 principales causes :

-  un manque de pratiques d’hygiène : absence de lavage des mains par exemple
-  les progrès de la médecine et de la chirurgie avec par exemple des soins et des thérapeutiques de plus en plus agressifs qui peuvent être des sources possibles d’infection.

Les services les plus touchés sont par ordre décroissant : la réanimation, la chirurgie, et la médecine. Les services à moindre risque sont les services de pédiatrie et de psychiatrie.